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Seuils de mycotoxines applicables sur le maïs destiné à l'alimentation humaine (Réglement CE / 856 / 2005)

Déoxynivalénole (DON)

1750 ppb (1er juillet 07)

Zéaralonone (ZEA)

200 ppb (1er juillet 07)

Fumonisines B1 et B2

2000 ppb, en discussion
(1er octobre 07)

 

         

 Dossier

Maïs et mycotoxines,
des solutions existent

En 2007, l’Europe déclare la guerre aux mycotoxines. Une nouvelle réglementation instaure des seuils pour limiter leur présence dans les céréales destinées à l’alimentation humaine. Pour le maïs, elle rentre en vigueur en 2007. La lutte contre les mycotoxines au champ démarre aujourd’hui. En ligne de mire : les fusaria à l’origine des toxines. Pour relever ce défi, pas d’arme absolue mais plusieurs solutions qui vous feront sortir gagnant.

 

 Lutter contre les fusarioses au champ pour lutter contre les mycotoxines

Tous les facteurs permettant d’amplifier le développement des champignons au niveau de l’épi accroissent le risque mycotoxines. S’il existe des différences de sensibilité des hybrides de maïs aux fusaria, elles n’auront qu’un poids très relatif par rapport aux conditions climatiques et à l’itinéraire cultural. La gestion du risque ne peut donc pas se limiter au seul choix variétal. Ainsi, la lutte au champ sera multifactorielle, et devra se poursuivre lors des phases de récolte et de préstockage.

 DON et ZEA
Les mycotoxines DON et ZEA sont produites par des fusaria de type roseum comme F. graminearum ou F. culmorum, qui affectionnent les temps humides. Il est crucial de limiter la période de développement du champignon, notamment à l’automne. Pour cela, la date de récolte est capitale. Les démarches favorisant des récoltes précoces (avant le 1er novembre) sont aujourd’hui à promouvoir tout en veillant bien à la rentabilité de la culture. D’où l’importance du choix variétal et de la date de semis. La limitation de la contamination est le second facteur clé. Le broyage et l’enfouissement des résidus de récolte sont primordiaux, ainsi que la bonne gestion de l’irrigation lors de la période de floraison. Au nord de la France, les foreurs sont à surveiller.

 Fumonisines
Les fumonisines sont produites par Fusarium proliferatum et F. verticiloïdes qui apprécient les conditions sèches et chaudes. Le facteur primordial est la pression des insectes foreurs. En effet, ces fusaria verront leur potentiel de colonisation démultiplié par la présence des chenilles qui creusent des portes d’entrée dans l’épi et véhiculent les spores. Ainsi, tous les moyens permettant de diminuer la pression foreurs ou son impact, permettront de sécuriser l’état sanitaire de la récolte. Le plus efficace d’entre eux est l’utilisation de variétés de maïs Bt résistantes aux foreurs. Viennent ensuite, les traitements insecticides ou trichogrammes (pyrales), le décalage des cycles de culture par des semis précoces, et tous les autres moyens qui limitent les populations de foreurs (broyage, dessouchage). Enfin, une bonne gestion de l’irrigation peut limiter le risque en évitant les conditions de stress hydrique favorables à la prolifération du champignon.

 Les solutions Pioneer

En partenariat avec la distribution, Pioneer propose :

 Sem'Expert
Ce service permet de définir la meilleure période de semis pour décaler, avec une sécurité maximale, le cycle de culture du maïs. Résultat : une récolte plus précoce, mais aussi une meilleure gestion du risque foreurs.

 Conseil variétal
Pioneer, avec son réseau de plus de 3 000 essais, connaît parfaitement sa génétique. L’équipe sait quelle variété sera la plus rentable et la mieux adaptée à chaque environnement, notamment en prévision d’une récolte précoce.

 Diagnostic du risque mycotoxines
Pioneer dispose d’outils d’aide à la gestion du risque mycotoxines afin de prendre les bonnes décisions pour la conduite de la culture.

Pyrales et sésamies sont le principal facteur de développement des fusaria à l’origine des fumonisines.


Pour le maïs grain, trois mycotoxines sont concernées par la réglementation : déoxynivalénole (DON), zéaralonone (ZEA) et fumonisines (B1 et B2). Toutes trois sont produites par certaines familles de fusaria, des champignons qui se conservent sur les débris de cultures restés au sol et contaminent l’épi via des spores au moment de la floraison. Si la présence du champignon n’induit pas automatiquement la présence de mycotoxines, l’intensité de contamination est un facteur aggravant du risque.

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